Services publics : Grève Jeudi 15 octobre 2020 dès 15h

Rendez-vous 15h30 place de Neuve
Départ de la manifestation 16h30
17h30 arrivée de la manifestation promenade Saint-Antoine, discours et assemblée pour décider de la suite
Reconductible jeudi 29 octobre, toute la journée

Le projet de budget de l’État est une attaque sans précédent, inégalée dans les autres cantons ! Il prévoit :

-  une baisse linéaire de 1% de tous les salaires (peu importe la classe salariale) ;

-  une hausse de la part employé.e des cotisations à la CPEG et une baisse de la part employeur pour arriver à la répartition employé.e.s – employeurs de 42% - 58%

-  le blocage des annuités (augmentations salariales) en 2021 et 2023

-  la suspension de l’indexation des salaires (adaptation au coût de la vie) pendant au moins 4 années

Au printemps, on vous applaudissait aux fenêtres… et à l’automne on prévoit de vous enlever 3.5 mois de salaire !
Les employé-e-s qui étaient au front s’attendaient à une revalorisation de leur métier attendue depuis des années. Le personnel de certains services de la fonction publique et du secteur subventionné est à flux tendu depuis trop longtemps. Au contraire, le cumul des 4 mesures prévues dans le budget quadriennal auront pour effet une suppression de 3.5 mois de salaire en 4 ans pour les 40’000 employé.e.s de la fonction publique et du secteur subventionné ! Comment le Conseil d’État imagine-t-il faire face à une deuxième vague et demander des sacrifices au personnel des fonctions essentielles, s’il coupe dans les salaires des personnes au front ?

On vous fait payer les réformes fiscales au profit des riches et des grandes entreprises !
La crise sanitaire du Covid sert d’excuse pour faire passer un programme néolibéral. Ce n’est pas tant la facture de Covid que le plan financier des 4 prochaines années servirait à payer, mais avant tout les diminutions des recettes de l’État, principalement les cadeaux fait aux riches et aux grandes entreprises (dont le dernier est RFFA).

Si l’État se permet de baisser les salaires durant 4 ans, il n’y a aucun doute que des entreprises privées feront de même. L’argument de la solidarité avec le personnel du privé est donc fallacieux.
Quant à la « solidarité » qu’invoque le Conseil d’État, le personnel répond qu’il n’a pas attendu 2020 pour être solidaire : en travaillant dans des conditions difficiles, en payant des impôts, en assurant les services essentiels à la population en période de pandémie mondiale !

Il y a pourtant d’autres solutions :

-  Améliorer les conditions salariales pour soutenir l’économie locale (petits indépendants et PME) ;

-  Augmenter l’imposition des très hauts revenus

-  L’économie Genevoise est l’une des moins endettées du monde, en rapport à son PIB

Venez nombreux-ses pour exiger

-  Le retrait des mesures envisagées par le Conseil d’État ainsi que des projets de loi 12780 et 12781

-  L’ouverture de négociations avec les organisations représentatives du personnel

-  L’étude sérieuse par le gouvernement des propositions des organisations représentatives afin que puissent être trouvées rapidement les ressources nécessaires en moyens et en personnel afin d’assurer la prise en charge des conséquences hospitalières, éducatives et sociales de la crise sanitaire et sociale

-  Le maintien et le développement des postes nécessaires pour des prestations de qualité.

Face aux réductions, une seule solution : mobilisation, manifestation, syndicalisation !
Téléchargez ici le tract de mobilisation.

PRENEZ VOTRE MASQUE



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