Les travailleurs d’ONET SA sont en lutte depuis 19 jours

Communiqué de presse du 1er mars 2019
En lutte depuis 19 jours, les grévistes saluent les décisions du Conseil Municipal.
Le 27 février, le Conseil Municipal de la Ville de Genève a décidé d’accepter de renvoyer trois propositions et une pétition en commissions. Elles demandent l’engagement immédiat par la Ville des travailleurs d’ONET SA occupés au nettoyage des WC publics et, plus largement, la ré-internalisation de l’ensemble du personnel d’entretien des bâtiments publics.

Après 19 jours de lutte, il s’agit d’un signal fort pour les grévistes, ce d’autant que la veille au soir ces mêmes propositions avaient été balayées par l’ensemble de la droite. Ce revirement de situation est vraisemblablement dû au fait qu’une partie de l’Entente a pris la mesure du sérieux et de la légitimé des revendications des grévistes.

A la suite de ces décisions, le SIT a demandé aux commissions concernées d’être auditionné afin d’exposer les problématiques liés à l’externalisation. Pour lui, la question de la rentabilité ou non de ce marché n’est pas pertinente. Le nettoyage des WC publics de la Ville, comme tout service public, n’a pas pour vocation à être soumis à une logique de profit. Or, depuis l’attribution de ce marché à ONET, les grévistes n’ont eu de cesse de constater une détérioration inacceptable de leurs conditions de travail au profit de leur employeur.

Ainsi, la seule solution pour mettre un frein net à la précarité sur les marchés publics de la Ville, qui se devraient d’être exemplaires, passe par la ré-internalisation.

Conscients qu’une décision dans ce sens des autorités politiques pourrait prendre du temps, les travailleurs d’ONET SA, en grève, exigent immédiatement des conditions de travail enfin décentes.

A ce sujet, ils restent dans l’attente de réponses du Conseil administratif sur leurs revendications, soit la réintégration de leur camarade licencié, des contrats à temps complets et le respect de tous leurs droits. Réponses qui malheureusement tardent à venir !

Unis et solidaires, au 19ème jour de lutte, les grévistes restent plus déterminés que jamais.

2’800 francs par mois sur des marchés publics, avec en prime un travail généralisé du dimanche : les grévistes disent stop !

Pour la justice sociale et des marchés publics exemplaires : les grévistes disent tout de suite !



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